Les travaux de Basile Michel nous intéressent forcément au plus haut point. Docteur en géographie et maître de conférences à l’université de Cergy–Paris, il est également responsable scientifique du projet ECOMUSIQ, largement dédié, dans une perspective territoriale, aux enjeux écologiques dans le secteur musical. Considérant l'appétence de Fairly Score pour tout ce qui permet de prendre en compte le plus largement possible l'impact de la création culturelle, nous ne pouvions qu'approfondir ces sujets passionnants avec Basile en quelques questions. Le tout en écho à la publication fin 2025 de l'article "Écologie, musique et territoires - Penser l’empreinte territoriale du secteur musical à l’heure des bouleversements écologiques" que vous pouvez consulter ici.
Tout d’abord un peu de méthodologie, comment est né ce projet ECOMUSIQ et comment as-tu procédé pour proposer cet article au CNM ?
Le projet ECOMUSIQ est né de la collaboration entre l’association nantaise Trempo, qui est dédiée au soutien à l’émergence musicale, et le laboratoire PLACES de l’Université de Cergy, au sein duquel sont menées des recherches en géographie et en aménagement, notamment sur les dynamiques artistiques et culturelles. Je suis responsable scientifique de ce projet, qui est financé par l’Agence nationale de la recherche dans le cadre d’un dispositif “Science avec et pour la société”. Le constat de départ était que le secteur musical fonctionne globalement suivant un modèle de croissance et de concurrence insoutenable au regard des enjeux écologiques contemporains et futurs, à l’image du système capitaliste mondialisé dans lequel il est imbriqué. Par conséquent, l’objectif du projet était, et est toujours, de travailler d’un point de vue conceptuel et opérationnel sur les manières d’amplifier les transformations écologiques au sein du secteur musical.
Dans le cadre de ce projet, j’ai conduit une enquête avec la création d’une base de données des initiatives écologiques dans le secteur en France, des entretiens avec des artistes et autres acteur·ices de la musique, et enfin des cas d’étude approfondis analysés de façon transversale en interrogeant l’ensemble des parties prenantes, c’est-à-dire les porteur·ses des projets, leurs partenaires, les publics, etc. Ces cas d’étude ont été choisis par leur engagement revendiqué dans une démarche écologique profonde, qui amène les porteur·ses des projets à repenser de façon transversale leurs pratiques de création, de production et de diffusion culturelles au prisme des enjeux environnementaux. Ce sont des projets qui expérimentent des formes alternatives, avec des pratiques de décroissance et d’ancrage local notamment.
C’est sur la base de cette enquête que j’ai proposé au CNM un article sur les enjeux écologiques dans la musique, avec une analyse territoriale. L’article a été évalué anonymement par des professionnel·les et des chercheur·es, ce qui m’a amené à l’améliorer pour présenter au mieux une partie des résultats du projet ECOMUSIQ.
Penses-tu que la focalisation sur l’empreinte carbone dans la production live puisse invisibiliser d’autres dimensions essentielles (biodiversité, justice sociale, qualité des liens territoriaux) dans les démarches RSE ?
Oui, tout à fait. L’approche “carbone centrée” est aujourd’hui très répandue, dans le secteur musical comme plus largement dans les stratégies politiques de “transition écologique”. Elle correspond souvent à une approche technicienne qui néglige la diversité des leviers des perturbations écologiques, comme la biodiversité, la ressource en eau, les sols, les enjeux d’inégalités sociales, la relation au vivant humain et non humain, etc. Et puis se concentrer sur l’empreinte carbone encourage également l’investissement dans des solutions décarbonées qui sont par ailleurs néfastes sur le plan environnemental, à l’image de l’énergie nucléaire basée sur l’extraction d’uranium, produisant des déchets radioactifs, etc.
Tu évoques le concept d’empreinte territoriale pour dépasser le seul prisme du carbone. Comment cette notion pourrait-elle compléter, voire réorienter, les cadres classiques de reporting RSE dans le spectacle vivant ?
Je pense que cela amènerait à redéfinir les cadres classiques d’évaluation. Pour contextualiser, c’est en travaillant avec mes collègues Anne Hertzog et Elizabeth Auclair que j’ai développé le concept d’empreinte territoriale, pour saisir les effets des lieux et des projets culturels sur leur territoire. L’empreinte convoque la métaphore de la trace de pas laissée, par exemple, par un animal dans la neige. Dans un registre territorial, elle traduit les effets sur le territoire de la présence et de l’action d’un lieu, d’un acteur, d’un projet ou d’un événement. Je mobilise ce concept dans le cas de la culture dans l’objectif de mettre en lumière le rôle social, environnemental et culturel discret que peuvent jouer les artistes et autres acteur·ices du secteur au sein de leur environnement de proximité. Il s’agit de prêter attention aux traces et aux influences sensibles et qualitatives des activités culturelles sur leur territoire.
Par conséquent, interroger l’empreinte territoriale des projets culturels permet d’aller au-delà des critères quantitatifs et insoutenables du star-système, comme le nombre de spectateurs ou de concerts à l’étranger. Cela amène à repenser la valeur des projets au prisme de ce qui fait sens au sein du territoire sur le plan social, culturel et environnemental, plutôt que sur la base de critères de rayonnement et de croissance économique qui sont aujourd’hui dominants.
L’approche territoriale de l’empreinte permet également de questionner de façon transversale les projets culturels, en considérant l’ensemble des parties prenantes, que ce soit les professionnel·les de la culture, les partenaires d’autres secteurs, les publics, etc., et en intégrant dans l’analyse l’ensemble des effets de ces projets, que ce soit sur le plan social, culturel, environnemental, etc.
Salle de concert Le Botanique (c) Basile Michel 2025
Au regard de tes travaux sur les mobilités des publics et des équipes, quels indicateurs semblent prioritaires pour évaluer réellement l’impact environnemental et social d’un concert ou d’un festival ?
Les études menées par les acteur·ices du secteur montrent l’importance des mobilités des publics dans les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à un concert ou un festival. La mobilité des équipes artistiques et du matériel est également parfois mise en avant. C’est une réalité, mais cela ne justifie pas de ne pas agir sur les autres dimensions, y compris en dehors du seul prisme de l’empreinte carbone. Les enjeux écologiques requièrent des actions transversales, à l’échelle systémique. C’est ce qui constitue l’un des principaux verrous limitant aujourd’hui l’avancée de réelles transformations écologiques.
Comment selon toi, intégrer dans une démarche de mesure d’impact la question des mobilités des publics, qui dépend en partie de facteurs externes (offre de transport, aménagement du territoire) ?
La question des mobilités des publics est justement une illustration du caractère systémique des actions à entreprendre pour tenter d’enclencher une réponse à la hauteur de la situation écologique. Les acteur·ices de la musique, seuls, n’ont pas les moyens de régler les enjeux de mobilité des publics. Ils sont en partie dépendants de la desserte en transport en commun, de la densité de population autour de la salle de concert, des aménagements facilitant la mobilité active, et plus largement des pratiques dominantes dans le système capitaliste mondialisé, telles que le tourisme urbain et culturel fondé sur un usage intensif de l’avion. Donc il y a la nécessité d’un changement systémique, qui passe par une coopération entre les acteur·ices de la musique mais aussi avec les acteur·ices des autres champs, et notamment les collectivités territoriales.
Néanmoins, la forme prise par les projets culturels a une influence directe sur la mobilité des publics et il y a donc des leviers potentiels de transformation au sein du secteur musical. Plusieurs études ont montré la corrélation positive entre la taille de la jauge d’une manifestation culturelle, la distance parcourue par les publics pour s’y rendre et les émissions de GES associées. C’est notamment lié à la capacité des salles et festivals de grande taille de programmer des artistes à la notoriété élevée, qui attirent des publics parfois très éloignés géographiquement.
Les études de cas menées dans le projet ECOMUSIQ permettent de confirmer que les petites jauges favorisent la venue d’un public de proximité et les mobilités actives pour se rendre à un concert ou festival, diminuant donc les émissions de GES. Même si la jauge n’est évidemment pas le seul critère à prendre en compte, ces résultats encouragent à repenser en profondeur le modèle de diffusion actuel, notamment fondé sur les tournées internationales de méga-concerts, pour tendre vers un maillage fin du territoire par une offre culturelle ancrée au plus près des territoires du quotidien, avec des jauges réduites, des démarches artistiques plus humbles et des dispositifs matériels plus modestes.
En considérant ces éléments, la mobilité des publics apparaît comme relevant pleinement du périmètre d’une étude d’impact écologique d’un projet culturel.
Les outils de calcul d’empreinte actuels permettant par définition de comparer difficilement des modèles très différents (méga-festival vs. événement territorialisé à petite jauge), que préconises-tu pour limiter les biais ?
En réalité, il est possible de mesurer l’empreinte écologique des différents projets culturels, depuis les formes les plus emblématiques et spectaculaires du star-système, jusqu’aux formes territorialisées à petites jauges, et d’en comparer ensuite les résultats. J’ai d’ailleurs réalisé cet exercice pour l’article publié dans la revue du CNM. À partir des données récoltées dans l’enquête, et en utilisant un outil de mesure d'empreinte environnementale, j’ai effectué une simulation des émissions de GES, d’une part, d’une tournée internationale d’une cinquantaine de méga-concerts dans 25 villes, et d’autre part, d’une tournée d’autant de dates mais à l’échelle régionale, avec une jauge réduite et un engagement écologique dans les modes de production et de diffusion, sur le modèle de l’un des cas d’étude du projet ECOMUSIQ. Sans même considérer la mobilité des publics, la différence est très élevée : de 3 800 tCO2e à 2 tCO2e. Alors le nombre de spectateur·ices n’est pas le même entre les deux types de tournées, mais la différence est telle que l’on pourrait envisager la multiplication de tournées sobres et locales pour toucher autant de publics qu’une unique tournée internationale de méga-concerts, mais sans s’approcher de son niveau de consommation. En réalisant les calculs, les émissions de GES demeurent trois fois moins élevées pour les tournées locales en comparaison d’une tournée internationale, avec autant de participant·es. Et cette différence est largement accrue en intégrant dans le calcul les mobilités des publics, dont nous avons discuté les facteurs et les impacts précédemment.
Cette comparaison des extrêmes met en évidence l’écart élevé d’impact écologique d’un projet culturel suivant les choix opérés sur le plan de la production, de la diffusion, de l’échelle des projets. Elle pointe l’inégale responsabilité en matière d’émissions de GES au sein de la filière, comme dans le reste de la société, avec de grandes entreprises et projets qui concentrent la majorité des moyens financiers et des impacts écologiques qui vont avec. Là aussi, cela permet d’argumenter en faveur de la décroissance et de l’ancrage local de la filière musicale. Le star-système n’est pas hégémonique à l’échelle du secteur musical et plus largement culturel, il est toutefois un modèle très présent sur plusieurs plans, notamment celui des pratiques culturelles des publics ou de la visibilité médiatique. En montrer les limites environnementales, pour mieux mettre en évidence l’intérêt écologique des alternatives locales et décroissantes, présente donc un intérêt scientifique et plus largement social.
Projet musical de Labotanique (c) Basile Michel 2025
En quoi les outils actuels de mesure d’impact (bilan carbone, calculateurs d’empreinte) peuvent-ils participer à une transformation systémique du secteur ?
Je suis assez critique sur ces outils de mesure d’impact environnemental et les usages qui en sont faits. Ils présentent l’intérêt de permettre d’objectiver les aspects qui “pèsent” le plus dans l’empreinte d’une structure ou d’un projet. Cette connaissance peut être un préalable utile pour identifier les principaux leviers et axes de progression dans la transformation écologique. Après, faire un bilan carbone, ok, mais pour quoi faire ensuite ? Mesurer pour mesurer n’a que peu d’intérêt. Si ça permet une prise de conscience et de cibler les actions de transformation pertinentes, alors pourquoi pas. Mais ce n’est pas toujours le cas, des bilans carbone sont réalisés sans être suivis d’actions réelles.
L’usage qui est fait aujourd’hui de ces outils pose question. D’abord, car cela s’inscrit souvent dans une démarche de “transition écologique” avec une approche très technicienne et centrée sur le carbone, dont nous avons discuté les limites précédemment. Certains calculateurs intègrent d’autres dimensions au-delà du carbone, parfois avec une dimension qualitative en complément des indicateurs quantitatifs, ce qui permet une meilleure prise en compte de la réalité.
Ensuite, ces outils font partie de la culture du chiffre et de la quantification très prégnante aujourd’hui. Mais est-il réellement utile de réaliser le bilan carbone de chaque festival, de chaque salle de concert, etc. ? Les études menées dans le secteur ont déjà permis de faire ces mesures et d’identifier les grands principes de l’empreinte environnementale des différentes structures qui composent le secteur. Donc les leviers d’action sont identifiés, il s’agit maintenant de passer concrètement à des actions systémiques. C’est vrai aussi que ces outils peuvent servir à communiquer sur des démarches environnementales engagées par certains acteur·ices, ce qui est positif tant que cela ne tombe pas dans le greenwashing.
Enfin, le développement de ces outils s’appuie sur des technologies numériques pour évaluer le bilan carbone des structures culturelles et les aider à le réduire, ce qui est assez paradoxal au regard des dégradations environnementales et sociales liées au numérique. Ces outils ne sont certes pas les plus énergivores, mais tout de même, cela accroît encore la dépendance du secteur aux technologies numériques pourtant insoutenables dans leur ensemble.
Peut-on selon toi, et comment dès lors, concilier indicateurs quantitatifs et qualitatifs pour mesurer l’empreinte sociale et culturelle d’un projet live (participation, coopération locale, vitalité culturelle) ?
Il y a actuellement une domination des indicateurs quantitatifs, notamment dans la manière d’évaluer les lieux et projets culturels. Or ces indicateurs ne permettent pas de saisir la richesse de certains projets, en particulier les actions territorialisées, menées sur le temps long, en collaboration étroite avec les acteur·ices locaux, et notamment les habitant·es. Ce type d’action est marginalisé voire invisibilisé au prisme des critères quantitatifs comme le nombre de représentations par an, le nombre de billets vendus, etc.
Pour autant ces actions culturelles ont des effets sociaux, culturels et environnementaux sur un territoire. Il ne s’agit pas que d’effets positifs bien sûr, ils sont parfois ambivalents. Ils sont surtout qualitatifs, discrets, de l’ordre du sensible, mais sont objectivables par une enquête qualitative. C’est ce que montre l’analyse au prisme de l’empreinte territoriale, notamment développée dans l’article que j’ai publié dans la revue du CNM. Les deux initiatives analysées, le groupe Aïla et le festival La P’Art Belle, contribuent à des dynamiques positives sur leur territoire, avec la dynamisation de la coopération locale intersectorielle, la réduction des impacts environnementaux négatifs du projet culturel, la stimulation de la vitalité culturelle locale, ou encore, même si c’est de façon limitée, la transformation des rapports des publics au vivant. Cette contribution est mise en lumière par une analyse qualitative fine, alors qu’elle pourrait en grande partie passer inaperçue au regard de critères quantitatifs classiques. J’ai développé le concept d’empreinte territoriale notamment dans cette visée, pour permettre d’objectiver les dimensions qualitatives et pas seulement quantitatives des effets d’un projet ou lieu sur son territoire. Cela passe notamment par le recueil de la parole des publics, participant·es, habitant·es, partenaires pour comprendre la portée de tels projets. Cela passe aussi par une analyse fine de l’encastrement territorial des projets et lieux culturels, c’est-à-dire la nature des liens tissés avec le territoire et le degré d’imbrication dans le territoire par ces liens, relations et coopérations avec les autres acteur·ices locaux, à l’intérieur et à l’extérieur du champ culturel. Dans mes précédentes recherches sur les liens arts-territoires, j’ai pu observer empiriquement et définir conceptuellement une typologie des formes d’encastrement territorial des acteur·ices. Cela permet de servir de grille d’analyse, d’objectiver qualitativement l’insertion ou non des lieux et projets culturels dans leur environnement de proximité.
Mes collègues Anne Hertzog et Elizabeth Auclair ont aussi développé des travaux de recherche dans ce sens, autour de la notion d’empreinte civique, qui a été mobilisée par des structures culturelles pour repenser leur manière d’évaluer la portée de leurs actions, de façon plus qualitative, ou en tout cas en croisant le quantitatif et le qualitatif. Il y a donc des évolutions en cours sur ce sujet…
Concert du groupe Aïla (c) Basile Michel 2024
Les questions qualitatives sont véritablement essentielles dans la compréhension d'un impact. Sans elles, les données plus quantitatives telles que mesurées par un fairly score, prennent le risque de développer un angle mort. Comment des solutions et méthodologies telles que Fairly Score et l'empreinte territoriale peuvent se cumuler et se compléter ?
Le croisement entre la recherche académique et le monde professionnel, ici de la culture, me semble déterminant sur ce point. Quand je communique dans des événements professionnels, je vois que l’empreinte territoriale, c’est un concept qui parle aux acteur·ices, car il permet de mettre en lumière des éléments qualitatifs de la portée des projets culturels sur un territoire, ce qui est complémentaire des indicateurs quantitatifs habituels.
Après, pour aller plus loin, il faut pousser la collaboration entre chercheur·es et professionnel·les. Les projets de recherche avec et pour la société, comme ECOMUSIQ, ont justement cet objectif de faire se croiser les expertises et les regards de deux mondes qui ont beaucoup à s’apporter mutuellement. La recherche universitaire peut apporter une distance critique sur les enjeux opérationnels et des outils conceptuels pour éclairer les choses différemment, quand les professionnel·les vont contribuer par leur expertise et leur connaissance fine du terrain, en étant confrontés au quotidien à la réalité de la filière. Dans la culture, les acteur·ices ont souvent déjà une démarche réflexive poussée sur leurs propres pratiques et projets. Et réciproquement, nombre de chercheur·es qui travaillent sur ces questions ont aussi une forme d’implication dans le monde culturel. Donc les échanges conceptuels / opérationnels se font dans les deux sens, et cela rend les concepts plus pertinents par rapport à la réalité professionnelle et aussi plus mobilisables dans le champ opérationnel.
La filière live peut-elle transformer ses modèles sans une redéfinition collective des critères de “réussite” artistique et économique ?
Non, je pense qu’un renversement radical des représentations collectives et du système de valeurs dominant est nécessaire. Financièrement et symboliquement, ce sont les projets qui rayonnent le plus, qui tournent en avion à l’international, qui remplissent des stades, etc., qui sont les plus valorisés aujourd’hui encore. À l’inverse, les projets territorialisés prônant la décroissance et l’ancrage local sont dépréciés, parfois même moqués, et souvent peu financés. Donc le système actuel met sur un piédestal les artistes et les projets culturels qui contribuent le plus aux destructions environnementales et à la réduction de l’habitabilité de la Terre pour les sociétés humaines. C'est assez paradoxal ! Il y a donc un enjeu à rediriger les projecteurs des logiques mortifères du star-système vers les acteur·ices engagés dans des projets culturels réellement en adéquation avec les enjeux écologiques contemporains et futurs.
Et comme le veut la tradition, un morceau en particulier à nous partager ?
Un seul morceau c'est dur ! Pour rester dans le thème de notre discussion, je dirais Bar Jah du groupe Aïla, que j'ai découvert lors de mon enquête sur le terrain. À écouter en live à l'ombre d'un arbre, ça te fait voyager sans bouger. Ça résonne aussi particulièrement pour moi, car le groupe est engagé de façon symbolique et pratique dans une éthique écologique exigeante.
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